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VII. Arithmétique appliquée

VII-1. Généralités

Notion de nombre
Dénombrer
Compter
Calculer
Chiffres et nombres
Notion de base

 

VII-2. Systèmes de numération

Définition 1 : Un système de numération  est un ensemble de symboles et de règles d’écriture pour représenter des nombres.

 

Les systèmes additifs : Une base b étant fixée, il existe une seule sorte de signes pour désigner chaque puissance de la base. Les nombres sont représentés par des « groupements additifs » de ces signes.

 

Les systèmes hybrides : Une base b étant fixée, il existe deux sortes de signes :
 : Des signes pour désigner chaque puissance de la base.
 : Des signes pour désigner chaque nombre inférieur à la base.
Les nombres sont représentés par des « groupements additifs » de multiples des puissances de la base.

 

Les systèmes de position : Une base b étant fixée, il existe une seule sorte de signes (chiffres) représentant les nombres inférieurs à la base. La « place » du chiffre dans l’écriture du nombre est appelée poids. Elle est essentielle, elle donne la puissance de la base. Le nombre écrit est la somme de toutes ces puissances pondérées de la base.

 

VII-3. Représentation des entiers dans un système de numération

 

Théorème 1 : Pour tout entier naturel b > 1, et pour tout entier naturel n, il existe un entier naturel k et une suite finie (αk, αk-1,…, α2, α1, α0) d’entiers naturels telle que :
n=αkbk+αk-1bk-1+…+α2b2+α1b1+α0b0=α0b0+α1b1+α2b2+…+αk-1bk-1+αkbk
αk0  et  i=0,1, … , k   0αi<b
Cette décomposition est unique.
α0 Est le poids le plus faible et αk le poids le plus fort.
On écrit n=αkαk-1α2α1α0

 

Remarque 1 : La décomposition précédente peut s’écrire sous la forme :
n=α0+b(α1+b(α2+b(α3+ … +b(αk-1+bαk) …).
appelée schéma de Hörner (ou produits-sommes successifs).

 


VII-4. Changement de base

Passage de la base dix à une autre base b :
 On procède à la recherche « des poids faibles d’abord » par des divisions successives par b.
 On procède à la recherche « des poids forts d’abord » en disposant d’une table des puissances de b.

 

Passage d’une base b à la base dix :
Il suffit d’écrire la décomposition du nombre en base b avec les notations de la base dix et effectuer les calculs en base dix. On peut accélérer le calcul en utilisant le schéma de Hörner.

 

VII-5. Représentation des rationnels dans un système de numération

Développement décimal d’un rationnel positif :

 

Lemme 1 : Tout nombre rationnel x peut s’écrire sous la forme :
 où  0rq<1  et   et  i=0,1, … , p   0αi<9

 

 s’appelle développement décimal par défaut de x à l’ordre q. On écrit :
xq=αpαp-1α2α1α0,β0β1β2βq

 

Remarque 2 : Deux cas peuvent se présenter :
 : Il existe un ordre s pour lequel rs=0 on a alors le développement décimal exact de x : .
 : Il n’existe pas un ordre s pour lequel rs=0 on peut alors encadrer la valeur de x par : xq<x<xq+10-q

 

Remarque 3 : Dans le développement par défaut, il existe toujours un rang à partir duquel on observe une périodicité sur les βj.

Développement en base b d’un rationnel positif :

 

Définition 2 : On appelle développement en base b par défaut à l’ordre q d’un nombre rationnel positif x la donnée d’une écriture  αpαp-1α2α1α0,β0β1β2βq  où  i=0,1, … , p   0αi<b
j=1, … , q   0βj<b  et telle que :  

 

Remarque 4 : Toutes les propriétés énoncées pour les développements décimaux se transposent dans la théorie des développements en base b.

 

VII-6. Changement de base

Soit x un rationnel dont on connaît le développement décimal par défaut (ou exact)
xq=αpαp-1α2α1α0,β0β1β2βq. On peut toujours écrire  xq=αpαp-1..α2α1α0β0β1β2..βq.10-q
xq se présente donc sous la forme d’un entier ordinaire que l’on traite comme précédemment pour obtenir son développement en base b.

 

Remarque 5 : Si xq est le développement décimal par défaut de x, les chiffres significatifs du développement de x en base b ne sont exacts que jusqu’à un certain ordre N tel que bN<10q.